Christopher Priest, Le Prestige

 

Prestige couv

 

Qu’est-ce qu’il me tardait d’enfin sortir ce livre de ma PAL, sans trop me l’avouer à moi-même. Je l’avais acheté un ou deux ans auparavant, me jurant de lire ce livre car l’adaptation cinématographique produite par Christopher Nolan en 2006 est sans conteste un de mes films préférés. Je voulais donc voir, et lire surtout, de mes propres yeux d’où cette perle du cinéma avait pu tirer son inspiration démesurée. Et c’est donc dans ce roman de l’auteur anglais de Science-Fiction, Christopher Priest. J’ai adoré ma lecture, de bout à bout et ce, bien que l’adaptation ait changé des événements, à bon escient selon l’écrivain. J’ai donc pu découvrir des choses nouvelles avec ce livre, des narrations au temps « actuel » qui ne sont pas dans le film, ainsi que les événements du film, en nettement plus poussés et décrits bien évidemment. Priest a su me tenir en haleine. J’avais cependant l’image des deux acteurs pour les personnages d’Alfred Borden et de Rupert Angier, respectivement Christian Bale et Hugh Jackman et je n’ai pu mettre autres visages que ceux-ci. D’une écriture limpide et envoûtante, Priest nous emmène dans une rivalité entre deux magiciens qui se poursuit après leurs générations et au delà d’un tour de magie sans précédent, il nous présente Le Prestige.

Résumé

Dans l’Angleterre de la fin du XIXe siècle,
où les numéros de magicien et le spiritisme
attirent les foules, deux prestidigitateurs,
Alfred Borden et Rupert Angier, se rendent
célèbres grâce à l’audace de leurs tours.
Cette notoriété ne les protège pas de la
jalousie, et bientôt les deux hommes se
lancent dans une tragique compétition,
chacun mettant au point un numéro de
téléportation. Quelle folie ont-ils osé
commettre pour devenir le plus
grand des magiciens ?

Entre passé et présent

Le roman se découpe en cinq parties, présentant tout d’abord les quatre personnages importants: Andrew Westley, qui se révèle être né Borden, est la 5ème descendance du magicien. Alfred Borden ensuite. Puis Kate Angier, la 5ème descendance aussi. Ensuite pour 260 pages environ, Rupert Angier. Et enfin les quinze dernières, les prestiges, où le livre se « joue », l’illusion est produite. Cette lecture entre passé et présent nous plonge sur un point essentiel, à savoir que la rivalité entre les deux magiciens s’est prolongé pour les différentes descendances et cette amertume, cette haine est restée, comme en témoigne les événements d’Andrew enfant, racontée dans le chapitre narré par Kate Angier. Aucune partie n’est désuète, j’ai cependant particulièrement apprécié la partie sur Alfred Borden, son personnage étant mon préféré dans le film.

Une rivalité acharnée

Cette rivalité entre les deux magiciens née d’une bêtise et pour une incompréhension, une sorte de quiproquo, mais qui jamais ne s’éteindra, pour x ou y raison, l’un des deux ira saboter le tour de son adversaire, bien qu’il sache qu’il faut y mettre un terme (à cette rivalité, par à la vie de l’adversaire). Rupert Angier avait besoin de gagner son argent et décide pour un temps de faire dans l’ésotérisme, être médium et tromper des familles en leur apportant un certain réconfort. Il est magicien, quoi de plus simple que de produire des illusions. Seulement un jour, il se produit dans la maison de la famille Borden et Alfred, lui-même magicien, décèle la supercherie et est très remonté contre ce dernier. Alors il va le traquer jusqu’à ce qu’il apprenne qu’Angier se produit chez une autre famille, il s’y incruste, révèle qu’Angier est un imposteur. En essayant de partir, il renverse la femme d’Angier à terre et cette dernière perd en couche son enfant. Dès lors, cette rivalité née. Malgré tout, à plusieurs reprises dans le livre, Angier dit qu’ils auraient fait d’excellents partenaires et qu’ils auraient été de bons amis en d’autres circonstances. Chacun pousse toujours sa vengeance plus loin en sabotant les tours de l’autre. L’histoire continue sur un rythme effréné où l’on a envie de savoir le fin mot de cette histoire. Car l’histoire traîne aussi sur deux illusions majeures. « L’Homme transporté« , illusion et tour qui fait la renommé d’Alfred Borden. Ce tour est diaboliquement magique et Angier lui reconnaît son talent, l’applaudissant avec entrain. De son côté Angier tente de reproduire ce tour, sans grand succès car il ne perce pas le secret du tour de son adversaire. Il mettra alors quelques années avant d’améliorer le tour de Borden, le mettant à son paroxysme, créant ainsi « En un éclair« , un tour qui défie l’imagination et laisse Angier sur le toit du monde, à ses risques et périls.

Une adaptation réussie

Je serais bien mauvais chroniqueur si je ne vous parlais pas de l’adaptation cinématographique. Comme je l’ai énoncé plus haut, le film est un de mes préférés. Il propose ceci dit une version différente du livre ainsi qu’une autre fin. Pour tout vous dire, bien que j’ai apprécié la réelle fin que donne le livre, j’ai préféré celle du film. Elle est plus incisive, plus jouissante. L’écrivain dit que le film a su trouver des idées qu’il aurait pu incorporer au sein de son roman, c’est dire la qualité déjà des frères Nolan pour écrire un script et réaliser l’ensemble. Nolan qui, je le rappelle, a réalisé la trilogie Batman, Mememto, Inception et Interstellar entre autres.

Les deux acteurs choisi pour le rôle des magiciens sont excellent. Je suis un fan de premier ordre de Christian Bale et il sied tellement bien au rôle. Son adaptation est toutefois un brin différente de celle du livre, notamment au niveau de l’accent français. Enfin il faudrait que je me refasse le film en VO pour me donner une idée plus fixée. Le film est noté à 8.5 sur imdb, ce qui se révèle plus que correct. Pour ma part, après avoir fini cette chronique, je vais le revoir ! Et je vous conseille d’en faire tout autant.

Anecdote futile

Petite anecdote que j’ai fait part à une copine blogueuse. Nous avons tous un pêché mignon parfois, qui nous dit de lire un dernier chapitre avant de dormir, voyez-vous de quoi je parle ? Pour ce livre, j’ai été drôlement surpris, drôle étant le mot clé, par la longueur de certains chapitres. Je vous laisse juge ci-après.

Mon avis

Un couple qui mérite d’être lu et vu, qu’importe l’ordre car le film propose une fin différente du livre mais tout aussi propre. J’ai apprécié ma lecture et je vais songer à lire un autre ouvrage de Priest sous peu.

Poch

 

Avez-vous eu l’occasion de lire ce livre ?
De voir le film ?Aimez-vous les histoires de magiciens ?
Rendez-vous en commentaire pour en discuter.

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11 réflexions sur “Christopher Priest, Le Prestige

    1. Alors l’écriture ce matin ? ça s’est bien passé ?
      Bah si le livre propose une fin différente et que tu aimes plus pousser les histoires, le livre te sera quasiment inédit. Bien que le film soit globalement fidèle au livre 🙂

      Aimé par 1 personne

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