Jeff Abbott, Dawnfall

L’auteur écrit ici le troisième roman des aventures de la série Sam Capra. Une série que je suis attentivement et que j’aime, pour ne pas dire que j’adore, que ces thrillers sont mouvementés de A à Z, avec de l’action à foison, du combat, de la réflexion de la part du héros principal, bien souvent dos au mur mais qui gère chacune de ces missions sans que la corde, déjà bien usée, ne rompe. Une nouvelle fois, l’écrivain prend la même recette que les deux précédents opus, que sont Adrénaline et Last Minute, pour en écrire ce titre. Cette même recette miracle, que l’on pourrait synthétiser de la façon suivante: action, action, rebondissement, action, traque infernale, retournement de situation finale grandiose. Voila la trame narrative des trois romans. Seulement, pour ce dernier, j’ai moins été emballé par l’histoire. J’aime toujours Sam Capra, il incarne tellement de valeurs positives: le courage, l’abnégation, l’entraide, l’honneur, et j’en passe sûrement. Mais forcément lorsque l’on s’attaque à une organisation comme les Neuf Soleils, il ne faut pas s’attendre à vivre une vie sans histoire. Et Sam est resté déjà trop longtemps sur ses lauriers et, malgré le fait qu’il voulait faire bonne figure en aidant une jeune femme dans le besoin, il se retrouve au milieu de quelque chose de gros, vraiment trop gros. Les affaires reprennent donc, il veut découvrir la vérité de pourquoi il a été obligé de tuer un gros bras russe d’1m 95 musclé comme un bœuf armé d’un couteau dans son bar de San Francisco, le Sélect. Une bien mauvaise idée de se fourrer dans les ennuis… Quoi qu’il en soit, un nouveau thriller addictif écrit par Jeff Abbott, Dawnfall, que j’ai moins savouré que les autres.

Résumé

L’ex-agent de la CIA Sam Capra est de retour. Quand, dans un bar de San Francisco, une créature de rêve lui demande de lui sauver la vie, Sam accepte sans réfléchir. Le voilà embarqué dans une histoire aussi trouble que dangereuse. Plongé dans ce réseau hermétique de femmes et d’hommes très puissants qui font tourner le monde, Sam devra mettre en œuvre tout son talent pour pouvoir rester en vie.

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Un héros toujours aussi attachant

Qui ne donnerait pas un jour de son temps pour rencontrer Sam Capra ? Beaucoup de femmes en serait sans doute folles. Beaucoup d’hommes le verrait comme un bon potentiel ami. Cet ancien agent de la CIA est un petit nounours. Il veut mener sa vie de famille avec son fils et sa nounou. Il veut être le père qu’il n’a pas pu être depuis la naissance de son fils. Mais il sait au fond de lui que pratiquement jamais il ne sera en paix tant que l’organisation des Neuf Soleils sera présente. Et ce tome-ci continue de nous le confirmer bien que les Neuf ne soient pas directement impliqué dans ce qui arrive à Sam. Ce dernier va vouloir aider une jeune femme en détresse qui appelle à l’aide en rentrant dans son bar. Quoi de plus normal pour lui d’accéder à sa requête tandis que beaucoup d’autres, voyant le danger se profiler à l’horizon, serait plus enclin à rebrousser chemin ou botter en touche. Sam est différent, Sam aime ça, c’est sa drogue. Mais il souhaite surtout protéger sa famille. Commence alors une traque où un homme puissant, dont que je suis plutôt mitigé sur le caractère et la personnalité de ce dernier, voudrait mettre la main sur le «barman» du bar, l’homme qui a tout fait capoter. Pour en finir avec Sam, ce ne sera pas de tout repos une nouvelle fois. Il va beaucoup voyager, notamment à Las Vegas où il se retrouvera dans une situation inédite et devra gérer au sang froid ce qu’il lui arrive ! Et ce n’est pas très joyeux, entendez-moi ! Mais c’est Sam, ne vous en faîtes pas!

Un homme puissant…

Puissant, il n’a quasiment que la puissance du contrôle des personnes. C’est en quelque sorte un concept original. D’ailleurs, ce même homme dira à un moment quelque chose du type: « je hack des vies ». En résumé, il tient de nombreuses personnes par le bout des couilles en leur permettant d’accéder à des postes et positions puissantes, en réalisant leurs fantasmes et rêves de carrières les plus fous, en échange de quoi ils réalisent des missions pour lui. Et devinez-quoi, pas de retour possible, c’est irrévocable ! C’est pour le moins astucieux, c’est grand ce que fait notre bonhomme ! Seulement, en enlevant ce fait, il ne reste pas grand chose. Car il n’a quasiment aucun charisme. Il ne fait pas peur, il n’est d’ailleurs pas rancunier de ce que certaines personnes lui font subir. Il n’aime pas la vengeance. Par contre il est très, très intelligent. Ce côté est louable car il lui permet de redéfinir ses plans quasi immédiatement. Pour finir avec lui, c’est l’homme qui, vous l’aurez compris, va causer du tort à notre Sam Capra.

La même recette

On garde une nouvelle fois les bonnes choses ! Mila est toujours présente. Elle égaie le livre de ses phrases percutantes et de son aide admirative. Il veut que Sam réussisse mais voudrait aussi qu’il écoute les ordres qu’elle lui transmet. L’écriture de narration de Sam est toujours à la première personne, donc nous suivons notre héros de l’intérieur, dans ses pensées, ses doutes, ses craintes et surtout son raisonnement avant chaque entreprenante action qu’il mène. Enfin, c’est l’action que l’auteur insuffle à son roman qu’il faut mettre en avant. Il n’est pas en manque d’idées, de rebondissements crédibles bien que certaines passages ne le soient pas forcément, mais on s’en moque ! On aime ça, nous sommes stimulés par cette lecture entraînant, cette lecture qui nous procure un plaisir intarissable, un vrai plaisir. L’action nous mène dans différentes villes et nous confronte à d’autres personnages pour le moins sympathiques et d’autres plus calculateurs. Sam Capra nous ravit de sa hargne pour démanteler le réseau qui le poursuit. Et nous suivons avec enthousiasme son/ses aventure(s) !

Mon avis

Une lecture plaisante bien que globalement moins appréciée que les deux précédents romans de cette série. J’attends toutefois avec impatience le 4e, qui a été écrit en version originale par l’auteur en 2014, intitulé Inside Man. Ça promet !

Poch

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2 réflexions sur “Jeff Abbott, Dawnfall

    1. Ce que je comprends tout à fait 🙂
      Mais elle vaut le détour et surtout, elle englobe le lecteur car il est pris dans l’action et l’adrénaline dès les premières pages des différents bouquins 🙂

      J'aime

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