Sebastian Fitzek, Le Somnambule

2h33

Voilà plusieurs jours que je suis sur ma chronique de ce livre et j’attends, j’attends patiemment, à court d’idées. J’en veux des nouvelles, des novatrices et je me creuse encore et encore la tête afin de trouver le Graal. Cette petite coupe austère à portée de main contenant la réponse à mes questions. Je ne dors presque plus, je souhaite écrire cette chronique. Elle est vitale. Sans elle, je ne puis commencer mon prochain roman car j’ai toujours celui-ci en tête. Il est 2h34, mon radio-réveil projette l’heure au plafond. Je suis en sueur. La chaleur exténuante du dehors a envahit mon appartement au fil des jours. Je succombe presque sous cette chaleur étouffante et sous la fatigue accumulée ces derniers jours. Je décide alors de dormir. D’essayer tout du moins. D’y parvenir, ce serait bien. Dormir, dormir, dormir paisiblement. Je ne demande rien d’autres que dormir…

10h15

Je me réveille en sursaut. Mon portable à mes côtés vibre. Le réveil. Brutal. Je l’éteins en faisant glisser l’écran tactile et en appuyant sur «quitter». La lumière du jour filtrait à travers mes volets roulants, laissant entrevoir ma pièce de façon distincte. Mon lit était complètement défait. Et un faible bruit se faisait entendre dans la pièce. Comme une machine en marche. Je me retourne et ma stupeur est telle que je ne peux qu’écarquiller les yeux. Mon ordinateur est en marche. Diantre, je m’étais juré l’avoir mis en veille avant de dormir. Il était possible qu’il y ait des défauts et qu’il se rallume involontairement. Mais pas en franchissant la barrière du mot de passe. Car, sur l’écran allumé, se dessinait parfaitement un traitement de texte ouvert. Avec des lignes et des lignes. Je descends de mon lit avec entrain et je m’assois devant le PC. Je ne sais pas de quoi fallait-il que je m’étonne en premier : la chronique désordonnée mais rédigée ou le message inscrit sur le pense-bête de l’ordinateur qui m’était adressé dans des propos presque incompréhensibles. Je décide tout de même de le traduire, avant de commencer à lire la partie de chronique, d’une traite.

« salut chris j’ai début fait de chronique pendant que tu dormais ça t’évite ainsi de trop y penser. J’espère que ça te plaira pas facile j’ai eu. »

« Aujourd’hui je vais vous préler du dernier rovre de Sebastian Fitzek : le Somnambule. C’est d’ailleurs l’état dans lequel je suis en ce moment. Je pense que ces lignes seront pas très compréhensible pour plusieurs sonnes d’entre vous mais j’essaie d’appliquer moi-même. C’est un livre que j’attendais de lire car c’est un auteur que j’aime. Il est l’un des romauteurs les plus influents dans le milieu du thriller et ce dernier livre n’exceptionne pas à la règle. Il comporte une story addictive où les chapitres sont courts. On plonge très vite dans une piscine. Euh. Dans le roman. C’est une des clés d’histoire, à savoir ses chapitres explosifs. Le roman se lit vite bien, car en deux jours c’était bouclé. Nous suivons peu d’personnages alors l’identification totale est pour le principal. Le personnage principal est intriguant et nous avons pas de peine à le comprendre, à supporter épreuves qu’il va subir avec lui. Peu à peu, c’est descente aux enfers qu’il traverse. Le rovre est écrit intelligemment et ne nous laisse pas indifférent. Vais présenter à vous ce livre plus en détail, du mieux que puisse-je. »

Résumé

Adolescent, Leo Nader était en proie à de terribles crises de somnambulisme. Si intenses, qu’on l’avait contraint à suivre un traitement psychiatrique auprès d’un spécialiste, le Dr Volwarth.
Bien des années plus tard, Leo se croit guéri. Mais, un matin, il découvre que sa femme Nathalie a été blessée pendant la nuit et qu’elle s’apprête à le quitter.
Quand il essaie de la rattraper, elle s’enfuit avant de mystérieusement disparaître. Perturbé, Leo, qui se croit coupable sans en avoir conservé le moindre souvenir, décide de retourner voir le Dr Volwarth.
Celui-ci lui conseille de s’équiper d’une petite caméra pour enregistrer ses déplacements nocturnes. Ce qu’il va découvrir ira bien au-delà de tout ce qu’il pouvait imaginer…

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Leo Nadar

Leo est attachant personnage. On le suit le début lorsqu’il se réveille d’un rêve et que sa femme est à ses côtés, en pleurs et marqués de blessures. Dès lors elle quitte lui et il se retrouve mur à dos. Très vite, on s’identifie à son calvaire. Se dit-on que c’est pas facile de vivre des paralysies du sommeil et d’être un somnambule. De se «réveiller» chaque nuit presque ou et de faire des activités sans que son soi en ai conscience. Peu de personnages intergraviennent autour de Leo. Sa femme au début, ses parents au début. Son médecin vers le début. Son ami Sven quelques fois. Et les habitants immeuble dans lequel il vit. Il est difficile d’envisager apprécier ce rovre sans être pleinement avec Leo, dans son esprit, sa tête, ses pensées. Et l’auteur joue avec notre raisonnement. C’est ainsi que difficile est de distinguer le vrai du faux, le rêve de la réalité. L’irréel au réel. Et Leo même lui semble perdu à plusieurs moments dans le livre. Peu à peu, sa descente aux enfers contribue à notre engouement, à notre plaisir qui ne cesse jamais jusqu’à l’ultime révélafin.

La chronique s’arrêtait pour l’instant là. Quelques passages manquaient de compréhension, mais l’essentiel était présent. C’était à présent à moi d’en écrire la suite, afin de compléter ce qu’avait écrit mon subconscient au préalable.

Une intrigue déjà vue mais savoureuse

Le sujet principal a déjà été évoqué quelques fois au sein des thrillers. Le sommeil est sans aucun doute un bon point de départ pour une intrigue et plusieurs écrivains en ont explorer les facettes. Je pense, encore récemment, à Thilliez avec « Rêver ». Sauf que l’auteur joue ici avec nous de façon à ce que ni le personnage ni nous-même sachons démêler l’imaginaire, le «non-possible» voire peu probable de la vérité. Et cet effet se rajoute lorsque le personnage, Léo, décide de mettre sur sa tête une caméra vidéo qui va filmer ses moindres faits et gestes au sein de son habitat. En regardant ses enregistrements, il y verra des choses inimaginables, comme le fait qu’une porte se trouvait derrière armoire. Une porte qui n’aurait jamais du être là et qu’il a franchie pendant son sommeil, en déplaçant l’armoire qui plus est. De plus, le médecin que va revoir Léo est une connaissance de longue date. Il le connaissait de quand il était enfant et s’était occupé de ses crises de somnambulismes où à aucun moment il n’avait été violent… mis à part lorsqu’il se tenait au dessus d’un berceau de bébé, pourvu d’un couteau entre les deux mains.

On se pose une multitude des questions, bien évidemment, au cours de la lecture. Les chapitres courts aident à nous tenir en haleine. L’histoire est explosive et haletante. On est pris dans cet engrenage savoureux qui se referme peu à peu sur notre raison. Pas une fois je n’ai été proche de la vérité. Pas une fois je n’aurais pu me douter de ce qui allait se passer. Et pourtant… C’était la chose la plus insoupçonnable mais au combien réelle. Je n’avais pas les réponses à mes questions cruciales, révélées dans le final. Le bouquin est savamment orchestré et ce retour pour Fitzek à la psychologie et la manipulation de notre raisonnement est triomphant.

Pour conclure

S. Fitzek revient aux sources avec un brillant thriller psychologique où il nous entraîne dans les méandres du sommeil où il vous sera difficile de démêler les faits et gestes du protagoniste principal. Honnêtement, l’histoire est grandiose et je la relirai avec joie d’ici quelques mois afin de re-saisir l’ensemble. Cependant, je reste persuadé que l’auteur n’a pas encore démontré toute la force et le talent qu’il possède pour nous écrire un roman d’exception. A lire !



PS : Non je n’ai pas de crises de somnambulisme. J’ai essayé de faire une chronique originale et d’être suffisamment cohérent. Lorsque l’on se réveille et que nous sommes dans un demi-sommeil, il nous arrive de prononcer des propos abscons ou de tenir des conversations inintelligibles. Ça m’intéresse beaucoup car j’ai déjà vécu ce genre de choses, des deux côtés.

Pleack

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3 réflexions sur “Sebastian Fitzek, Le Somnambule

  1. On avait déjà parlé de cet auteur mais je peux te dire que ta chronique particulière m’a donné envie de me pencher sur lui et sur ce roman 😉
    Si tu en as d’autres à me conseiller, je suis preneur et je te dirais ce que j’en ai pensé par la suite 😉

    Aimé par 1 personne

    1. Ah ah ouais la chronique est assez spéciale ! Je voulais diversifier un peu mes écrits ^^
      Alors, comme promis je te fais un classement décroissant des livres de l’auteur (mon avis en somme) du meilleur en moins bon ^^ :
      1. Le voleur de regards
      2. Thérapie
      3. La chasseur de regards
      4. Mémoire cachée
      5. Le somnambule
      6. Ne les crois pas
      7. Le briseur d’âme
      8. L’inciseur
      9. Tu ne te souviendras pas
      On en parlera plus longuement lorsque tu en auras lu un !!

      J'aime

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